Menu chrononutrition à 1,60 m : 4 repères pour dîner léger sans faim
Pour une personne de 1,60 m, un menu de chrononutrition organise les aliments selon le moment de la journée : petit-déjeuner consistant, déjeuner complet, goûter planifié et dîner plus léger. Les quantités calculées à partir de la taille offrent un point de départ, mais elles doivent aussi tenir compte du poids, de l’activité physique, de la faim et de l’état de santé.
La journée type : quatre temps alimentaires faciles à repérer
Associée à la méthode Delabos, la chrononutrition répartit les aliments au fil de la journée plutôt que de supprimer systématiquement certaines familles. Dans sa version la plus courante, elle prévoit quatre prises alimentaires espacées d’environ quatre heures. Cette organisation peut aider à éviter une faim trop forte au repas suivant et à réduire le grignotage du soir.

| Moment | Repère horaire | Composition recherchée | Exemple pour 1,60 m |
|---|---|---|---|
| Petit-déjeuner | Dans l’heure suivant le réveil | Fromage, pain, matière grasse, éventuellement œuf ou jambon | 90 g de fromage, 45 à 70 g de pain, 10 à 15 g de beurre |
| Déjeuner | Vers 12 h à 13 h 30 | Protéines et féculents, légumes selon l’appétit | Viande, poisson ou œufs avec une portion de féculents cuits |
| Goûter | Vers 17 h, si la faim apparaît | Fruit, chocolat noir ou oléagineux | 30 g de chocolat noir ou 30 g de noix, avec un fruit frais |
| Dîner | Idéalement avant 20 h | Protéines faciles à digérer et légumes | Poisson ou œufs avec légumes cuits ou crus |
Un matin consistant, sans sucre ajouté systématique
Le petit-déjeuner est le repas le plus caractéristique du menu chrononutrition à 1,60 m. Il privilégie des aliments salés et rassasiants comme le fromage, le pain, le beurre, les œufs ou le jambon. Une formule citée pour 160 cm prévoit 90 g de fromage et 45 g de pain. D’autres repères proposent 50 à 70 g de pain et 60 à 100 g de fromage, selon la morphologie. Un café, un thé ou une infusion non sucrés peuvent accompagner le repas.
Ce modèle ne convient pas forcément à tous les goûts dès le départ. Le but est d’obtenir une satiété durable le matin avec des aliments peu transformés, sans additionner automatiquement fromage, beurre, pain et charcuterie en grandes quantités. Si le fromage est mal toléré, mieux vaut demander conseil à un professionnel que le remplacer au hasard par des produits sucrés.
Le goûter, une option structurée plutôt qu’un grignotage
Le goûter peut être utile lorsque le déjeuner est éloigné et que la faim apparaît en fin d’après-midi. Il peut associer un fruit frais à 30 g de chocolat noir ou à 30 g d’oléagineux. Les fruits secs peuvent aussi être consommés à raison de 30 g. Une portion prévue à l’avance limite souvent le picorage pendant la préparation du dîner. En l’absence de faim, il n’est toutefois pas nécessaire de manger par automatisme.
Une semaine de menus pour 1,60 m sans refaire les mêmes repas
Ce tableau propose des associations simples à alterner. Les grammages précis des protéines restent adaptables, car les repères disponibles ne donnent pas tous les mêmes résultats. Gardez le petit-déjeuner comme cadre, choisissez une source de protéines au déjeuner et allégez le soir sans retirer les légumes.
| Jour | Matin | Midi | Goûter | Soir |
|---|---|---|---|---|
| Lundi | Fromage, pain, beurre | Poulet et riz complet | Pomme et chocolat noir | Poisson blanc et courgettes |
| Mardi | Œuf, fromage, pain | Steak haché et pommes de terre | Poire et noix | Omelette aux champignons |
| Mercredi | Jambon, fromage, pain | Saumon et quinoa | Fruit frais et chocolat noir | Crevettes et légumes sautés |
| Jeudi | Fromage, pain, beurre | Dinde et pâtes complètes | Fruits secs en portion | Œufs et salade composée |
| Vendredi | Œuf, pain, fromage | Poisson et semoule | Clémentines et amandes | Volaille et haricots verts |
| Samedi | Jambon, fromage, pain | Viande rouge et féculent | Fruit et chocolat noir | Poisson et légumes |
| Dimanche | Fromage, pain, beurre | Rôti et pommes de terre | Fruit frais et noix | Omelette aux légumes |
Pour gagner du temps, cuisez à l’avance deux féculents, lavez les légumes et prévoyez plusieurs portions de protéines. Le déjeuner devient ainsi plus simple à composer, avec moins de risque de choisir un produit ultratransformé faute de temps. Les boissons restent simples : eau tout au long de la journée, café ou thé non sucrés si vous les appréciez.
Quantités pour 160 cm : pourquoi les formules varient
Une taille de 1,60 m correspond à 160 cm. Certaines formules de chrononutrition calculent les portions à partir de ce nombre, mais leurs résultats divergent. Pour les protéines, une règle donne 160 + 100 g, soit 260 g pour la viande rouge, le poisson ou les fruits de mer. Une autre indique 160 + 70 g, soit 230 g. Une troisième référence propose 120 g de viande maigre, selon la formule taille moins 40 g.
Ces écarts montrent qu’une formule ne doit pas être traitée comme une ordonnance. Des repères plus modérés proposent 120 à 130 g de viande ou de poisson au déjeuner, jusqu’à 150 g de féculents cuits, puis environ 100 g de protéines au dîner. Une autre approche suggère 150 à 200 g de protéines et environ 200 g de féculents complets cuits au déjeuner. Commencez par une portion qui vous rassasie sans lourdeur, puis observez votre faim jusqu’au goûter.
Pour le petit-déjeuner, les propositions diffèrent également. Une formule prévoit 90 g de fromage et 45 g de pain pour 1,60 m. D’autres indiquent 60 à 100 g de fromage et 50 à 70 g de pain. Les matières grasses sont parfois évaluées à environ 10 à 15 g par repas. Ces chiffres servent de repères pratiques, pas de mesures obligatoires à appliquer quelles que soient les circonstances.
La taille n’est qu’un réglage parmi d’autres. Le niveau d’activité, les déplacements quotidiens, les horaires de travail, le sommeil, le cycle menstruel et la sensation de satiété modifient aussi les besoins. Une personne de 1,60 m très active n’a pas les mêmes apports nécessaires qu’une personne sédentaire de même taille. Cette approche évite de compenser une faim persistante par des grignotages ou de s’imposer des portions trop importantes au nom d’un calcul théorique.
Quels aliments limiter le plus souvent ?
La méthode ne repose pas sur une liste d’interdits absolus. Toutefois, les sucres rapides, les boissons sucrées et les produits ultratransformés s’accordent mal avec un rythme alimentaire régulier. Le soir, les grandes quantités de féculents, les desserts sucrés et les repas très gras sont généralement limités au profit de légumes et de protéines.
Un repas libre, parfois appelé repas joker, peut conserver une marge de souplesse dans la vie sociale. Il ne transforme pas une sortie en écart à compenser. L’objectif reste de retrouver un rythme global cohérent, sans rendre les repas rigides.
Perte de poids, horaires et précautions : ce que le menu peut réellement apporter
Ce type de menu peut aider certaines personnes à prendre des repas plus réguliers, à mieux reconnaître leur faim et à réduire le grignotage. Le petit-déjeuner riche en protéines et le déjeuner complet peuvent soutenir la satiété. Un dîner avancé et léger limite aussi la sensation de trop-plein avant le coucher. Cela ne signifie pas que l’horaire des repas entraîne automatiquement une perte de poids.
Pour maigrir, le déficit calorique reste déterminant. La chrononutrition peut servir de cadre si elle conduit naturellement à des portions adaptées et à une consommation moindre de produits très caloriques pris sans faim. Elle ne doit pas devenir une règle rigide. Sauter un dîner malgré une faim réelle, manger une quantité de protéines inadaptée ou diaboliser un aliment ne rend pas l’alimentation plus équilibrée.
Les horaires peuvent donc aider à structurer la journée, mais ils ne remplacent ni la qualité des aliments ni l’adaptation des portions. Un goûter n’a pas besoin d’être systématique s’il n’y a pas de faim. À l’inverse, une faim répétée avant le dîner peut signaler qu’il faut revoir la composition ou la quantité du déjeuner.
La personnalisation par la taille seule est insuffisante en cas de grossesse, d’allaitement, de diabète, de troubles digestifs, de maladie rénale, de trouble du comportement alimentaire ou de traitement médical. Un médecin ou un diététicien-nutritionniste pourra ajuster les portions, les glucides et la répartition des repas. C’est également la solution la plus sûre pour végétariser le menu sans déséquilibrer les apports en protéines, en fer et en autres nutriments essentiels.
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